Culture brésilienne



« La pomme empoisonnée », de Michel Laub

« La pomme empoisonnée », de Michel Laub
São Paulo, janvier 1993. Le groupe Nirvana débute son unique tournée au Brésil avec
un concert au stade du Morumbi, quelques mois avant le suicide de son chanteur,
Kurt Cobain. S’il veut pouvoir y assister en compagnie de Valéria, sa petite amie, le
narrat
eur doit s’évader de la caserne où il effectue son service militaire, à Porto
Alegre. Son choix sera décisif et lourd de conséquences.
Quelques années plus tard, devenu journaliste, il rencontre et fait l’interview de
Immaculée, une survivante du génocide
rwandais. L’entretien le plonge dans un
étrange malaise, faisant remonter toute une époque, celle des années 1990, au cours
de laquelle sa vie a basculé. Entrecroisant tragédies personnelles et collectives, le
protagoniste tente à travers des petites vign
ettes, des réflexions, et des souvenirs, de
démêler les fils de son histoire.
Mi
-
chronique, mi
-
journal intime,
La pomme empoisonnée
dresse, dans une prose
épurée et éminemment puissante, le portrait d’une génération et questionne ce qui
construit nos dest
inées.
Journaliste et écrivain, Michel Laub est né en 1973 à Porto Alegre. Nommé et lauréat
de nombreux prix au Brésil et au Portugal, il figure sur la prestigieuse liste du
magazine britannique
Granta
des vingt auteurs de moins de quarante ans les plus
importants au Brésil
.
Publication avec le soutien de la Fondation bibliothèque nationale du Brésil (FBN).
Traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec
Éditions Buchet
-
Chastel

201

http://www.buchetchastel.fr/


Nouvelles brésiliennes

Nouvelles brésiliennes
Résumé

Violence urbaine et conflits intérieurs, fantômes, fantasmes et fantaisies, vie prosaïque, humour, amour et désamour traversent les dix nouvelles. Pour mieux faire connaître cette littérature, nous avons sélectionné des écrivains pour la plupart non traduits en français, jeunes ou moins jeunes, mais tous confirmés par leurs publications et reconnus au Brésil (prix littéraires, etc.) :

Rubens Figueiredo, Sérgio Sant’Anna, Affonso Ferreira, Edla van Steen, Luis Fernando
Veríssimo, Marçal Aquino, Marcia Bechara, João Paulo Cuenca, Amilcar Bettega, Godofredo de Oliveira Neto.

http://editionsenvolume.com/nouvelles-bresiliennes/


JULIANA OLM - INFINITE RABBITS

 JULIANA OLM - INFINITE RABBITS
C’est un projet électro et acoustique en plusieurs langues, plusieurs styles. une production qui réunit des artistes du monde entier. Vous pouvez le telecharcher gratuitement. si vous voulez nous soutenir, vous pouvez donner ce que vous voulez. tous le fonds recueillis vont nous aider à continuer le projet.

https://infiniterabbits.bandcamp.com/releases


Iara Kelly

Auteur compositrice interprète

Iara Kelly est née en 1978 à Belo Horizonte, Brésil. Elle grandit dans une famille où le chant est quotidien, et commence à 10 ans à composer ses propres morceaux, qui jusqu'à aujourd'hui révèlent une sensibilité à la fois charmeuse et mélancolique.

A Paris depuis une dizaine d'années, elle se produit régulièrement en concert enchantant de sa voix polychrome,
parfois sorcière, parfois enfantine, le public de bars, de scènes de théâtre, d'appartements, de jardins, de lieux
insolites divers. Dans sa musique on peut deviner de lointaines influences de chants religieux, de chansons populaires des années 30, mais aussi du rock, de la samba, du chorro... Ses mots qui portent l'odeur de la pluie du brésil, se mêlent en langues inventées, au son de la guitare, et au moment présent de l'intimité d'un lieu; petites histoires, instants quotidiens, ses chansons emmènent dans un univers poétique qui toujours célèbre la magie de la vie.
Elle a notamment joué dans différentes galeries, au cinéma L'archipel, à la Maison Molière, au Théâtre de l'épée de bois ( Festival des femmes d'Amérique Latine), à La Nef – Manufacture d'utopies, au Théâtre Proscénium, au Festival des apéros musique de Blesle, au Petit Bain (Paris), à l'étranger, au théâtre (Tapei -Taïwan), au Centro Social Cavallo ( Milan -Italie), au Botequim ( Lisbonne).

Depuis 2004 elle travaille également avec des compagnies théâtrales, pour la création musicale mais aussi en tant que performeuse et comédienne.



EU TAMBÉM - Fernando Del Papa

EU TAMBÉM - Fernando Del Papa
EU TAMBÉM

«J’ai voulu faire un disque avec des chansons imprégnées de mon histoire, de mon parcours ».
C’est la simplicité de cet objectif qui donne toute l’originalité du premier album solo de Fernando DelPapa. « Eu Também », (« Moi aussi »), est un voyage à travers des paysages familiers et néanmoins inconnus car dépeints dans un langage nouveau, avec un accent particulier.
En douze morceaux, paroles et musique de lui sauf deux, Fernando DelPapa compose un univers très personnel, qui puise dans ce que la musique brésilienne a de plus traditionnel. Mais s’il préserve l’essence de ses sources, Fernando DelPapa n’hésite pas à en distordre la grammaire : ainsi la réécriture façon Ry Cooder dans Paris, Texas, du rythme binaire et plutôt enjoué du baião sur Couro Cru. L’analogie n’est pas gratuite, le désert texan est l’alter ego du sertão nordestin, berceau du baião.
Fernando DelPapa navigue depuis des années avec son Orquestra do Fubá, dans l’univers nordestin, présent ici également dans Olho Mágico, sorte d’embolada ; néanmoins il est d’abord et avant tout un sambiste de la génération pagode, dernière modalité d’un genre qui ne cesse de se réinventer depuis sa création au début du XXè siècle. La filiation avec les grands maîtres du genre est d’ailleurs claire : Paulinho da Viola qui inspire la chanson O Mar ; l’âme d’Almir Guineto et son rythme de pagode qui plane sur tout le disque, Chico Buarque et son goût des mots qui chantent à qui l’on pense, par exemple, dans Quebra Cabeça, Nelson Cavaquinho qui fait écho à la voix fragile et nostalgique de Fernando DelPapa, la gouaille de João Nogueira dans les intonations…
Mais « Eu Também » est surtout l’œuvre d’un artiste immergé dans un présent où la musique ignore les frontières, les barrières. Le compositeur sait emmener sa musique brésilienne vers d’autres rives, métisser une samba de rap dans Super Teimosia, imprimer une sonorité africaine aux guitares de Meu Barraco, faire flirter une modinha romantique avec un huapango mexicain dans Palafitas, rappeler par un titre Si Muove la parenté italienne de tout bon pauliste… Et c’est bien parce qu’il vient de São Paulo, mégalopole brésilienne sans tradition musicale propre, que Fernando DelPapa les a toutes, sans contraintes, libre de tout sectarisme.
La liberté de création qu’il s’octroie alors trouve tout son sens dans son talent de parolier et de mélodiste.

http://www.fernandocavaco.com/