Musiques brésiliennes



Renata Rosa - Chanteuse-Compositeur, rabequera

 Renata Rosa - Chanteuse-Compositeur, rabequera
Renata Rosa / Chanteuse-Compositeur,"rabequera"

Qui est Renata Rosa ?
Je suis chanteuse-compositeur, "rabequera", j'ai appris à jouer le Rabeca avec le rythme "Cavalo marinho" ...
Qu'est ce que c'est le Rabeca ?
Le Rabeca est un violon traditionnel que l'on retrouve dans tout le Brésil, j'ai appris à en jouer avec le Cavalo marinho qui est une tradition poétique de théâtre et de danse de rue que nous avons là, dans la "zona da Mata" du Pernambuco. Je suis aussi "falgazã", artiste populaire mais d'un côté artistique plus moderne... dans le "brinquedos", je joue le Maracatu rural comme "Mestra" et "Dama Do Cacho" en improvisant de la poésie et cela donne le "Maracatu estrela do ouro de Alliança", je joue le Cavalo marinho dans le "Boi brasileiro" et je dirige le groupe "Zunindo da Mata" qui est un projet de musique du Nordeste du Pernambuco.
Quand a commencé votre passion pour le Pernambuco ?
Tout a commencé dans la ville de Sao Paulo, dans le quartier du Braz, un quartier nordestin ou il y a beaucoup de "canto de viola" et de Repente. Dans ma famille on a toujours travaillé avec les mots, mon père était poète et il m'a toujours amené voir de tels groupes, cantadores, et même à la maison il y avait toujours de la poésie dans les fêtes, donc c'est ma première influence musicale. J'ai aussi l'influence des chants catholiques populaires de l'Intérieur et les chants des indigènes que j'ai visité, les Cariris et les Xoco en jouant avec eux... donc ma formation musicale s'est passée de façon informelle, dans le quartier et pendant mes séjours dans l'Alagoas où j'ai connu le "Samba de Côco" avec le "Canto de trabalho", la polyphonie vocale. Il y a 15 ans de tout cela mais en vrai il y a a neuf ans que je suis installée au Pernambuco où il y a une tradition très forte dans le Maracatu dans laquelle je suis impliquée, à l'intérieur de l'Etat et à Recife où j'ai fais beaucoup de connaissances musicales. Je restais aussi à Sao Paulo mais je réside depuis 4 ans définitivement à Recife.
Vous connaissez déjà l'Europe ...
Oui, ma première tournée date de 2002 en Italie, suite à un concert de danse et polyphonie vocale à New-York en 2000. Novembre 2003 on a sorti notre album "Zunindo da Mata" chez Outro Brasil ici en France et depuis on tourne en France, en Allemagne, Suisse, Belgique, Hollande... nous allons être les seuls représentants du Nordeste au Womex 2004.
"Zunindo da Mata"
CD disponible, label Outro Brasil: distribué en France
(L'Autre Distribution), Suisse (DiscOffice), Belgique (Distrisound),
Pays-bas (Coast to Coast), Espagne (DiscMedi), Portugal
(Mega Musica), et Canada (Interdisc)

http://www.renatarosa.com/
 Renata Rosa - Chanteuse-Compositeur, rabequera  Renata Rosa - Chanteuse-Compositeur, rabequera  Renata Rosa - Chanteuse-Compositeur, rabequera


Julio Dain - Auteur/compositeur/interprète

Julio Dain - Auteur/compositeur/interprète
Julio Dain
Auteur-compositeur-interprète

Ton repertoire c'est...
Je suis auteur compositeur interprète et pianiste, ce sont mes compositions, il y aura une ou deux reprise.
Ce sont des chansons "à texte" ?
Je pense qu'en France le mot chanson a une connotation très spécifique, ce sont des chansons à texte car je travaille autant les textes que la musique. Chaque chanson est une histoire différente, il y a beaucoup d'histoire d'amour, des chansons où le texte est plutôt une critique, au niveau écologique, social, parfois des portraits de personnages réels ou irréels.
Comment as-tu commencé la musique ?
Je suis originaire de Rio et j'ai commencé la musique par inertie c'est à dire que mon père est musicien, depuis l'enfance j'ai écouté beaucoup de musique, j'ai rencontré beaucoup de musiciens, il y avait beaucoup de disques, beaucoup d'instruments à ma disposition, c'était de manière naturelle, mon père m'a appris les premiers accords au piano et ensuite j'ai suivi ma voie, j'ai étudié avec divers professeurs et des écoles, même en France et j'ai commençé à jouer dans des cafés de nuit ou des endroits branchés où il y a des scènes ouvertes.
Pourquoi vis-tu en France aujourd'hui ?
J'ai toujours eu envie de vivre ailleurs qu'au Brésil, d'avoir cette expérience. A vingt-et-un an je suis parti avec le sac à dos, je voulais connaître l'Europe et la base principale que j'avais était à Paris, donc je faisais des allers retours, en Suisse, à Londres... puis c'est ici en France que j'ai rencontré mon épouse et on a décidé de rester.
Depuis six ans que tu est en France tu te sens parisien ?
Non, mais un peu plus, sans doute ! parce que... je dirais oui et non, j'ai toujours mon accent, j'ai toujours certaines manières d'agir qui sont brésiliennes et ça c'est bien, je pense qu'ici en France et à Paris, nous sommes dans une ville spécialement ouverte, c'est une ville d'accueil, c'est génial pour les rencontres notamment dans mon métier de musique, j'ai pu jouer ici avec des musiciens de toutes nationalités et c'est ce qui me motive le plus. Dans le concert de ce soir il y a moi et Bruno qui sommes brésiliens mais aussi Fabricio qui est argentin et Bob qui est américain, j'ai joué avec des suédois, des espagnols...
Si donc tu te sens brésilien est-ce que tu chanterai des chansons en francais ?
Avec un peu de chance ce soir je chanterai une chanson en français de Jacques Brel ! par contre j'ai un peu de mal à composer en français, dans ce sens là je me sens très brésilien, je n'ai pas acquis l'intimité avec la langue nécessaire pour écrire.
Pour finir, en quoi les français doivent-ils se brésilianniser ?
(rires) Combien de temps tu me donne pour réfléchir ? heu...d'abord dire les francais c'est difficile, il y a les parisiens, chaque histoire est différente mais d'une manière générale, ce qui est évident, c'est que ce qu'ils pourraient brésilianniser c'est la décontraction !

http://www.juliodain.com/
Julio Dain - Auteur/compositeur/interprète Julio Dain - Auteur/compositeur/interprète


Jerson - Percussionniste

Jerson - Percussionniste
Jerson
Percussionniste

Percussionniste de musique brésilienne et world music il découvre la scène musicale avec le groupe afro-brésilien Muzenza. Il a joué pendant le Percpan 98 dans le masterclass de Nana Vasconcelos et Hermeto Pascoal. En 99, il partage la scène avec Giovanni Hidalgo lors du 5ème festival mondial de percussions à St-Anne en Guadeloupe. On le retouve sur scène dans El pacto com la paz (salsa, afro, Raï, Reggae), Nzela (afro, reggae roots), Zumbi band (afro caribéen), Tamborlodé, Alma di mundu et avec les chanteurs Raimundo Sodré, Daniella Mercury, Duduna...
Il a créé deux groupes, Swingolé ( percus et trompettes), la batucuda qui donne la bougeotte.
Ensuite Umbigada ( trio guitares, percus, chant et basse) aux variations afro, samba, reggae, xote.
Il pratique la percussion cubaine et Mandingue, enseigne depuis 13 ans et organise des stages à Paris et au Brésil depuis 1999. Il met sa tradition groovie a votre disposition.
Discographie: "Original efeitos das maos" , 2005, autoproduit, distribué à la Fnac Forum et Bastille

Jerson, pourquoi es-tu venu à Paris en 1996 ?
Ce n'est pas vraiment mon choix, c'est le choix de Dieu...
Tu mélanges Samba, Reggae et Mandingue, comment le perçoit t'on dans ta musique ?
Ma musique a l'objectif de transmettre le message, et de libérer les vibrations positives apportées par les rythmes, qui font partie de mon apprentissage des percussions.
As-tu étudié la musique traditionnelle d'Afrique, es-tu déjà allé en Afrique ?
Oui, j'ai étudié la musique traditionnelle d'Afrique (mandingue, Mali) depuis que je suis arrivé à Paris, sur le tambour Djembé auprès du percussionniste Christophe Delaeter formé par Salif Keita
Je ne suis pas encore allé en Afrique, mais j'irai sans doute dans pas longtemps.
Tu te revendiques de la tradition groovie...
C'est dans la façon dont je transmet mes émotions pendant mes concerts et dans mes cours de percus, de toucher chaque tambour et de provoquer la réaction du public.
Presque 10 ans à Paris, que penses-tu de la France en général ?
Je me suis adapté rapidement puis j'ai beaucoup appris ici. C'est un pays multiculturel, mais la politique tourne le dos aux artistes, car l'argent est donné en majorité pour la musique classique.
Es-tu devenu français ?!
Non, je suis universel. Je pense un jour aller habiter avec ma famille à Boïpeba - Bahia

http://www.swingole.com
Jerson - Percussionniste Jerson - Percussionniste


Ana Guanabara

Ana Guanabara
Ana Guanabara, auteur-interprète

Ana, tu es 100% carioca ?
Oui. Je suis née en plein centre de Rio, au quartier de Glória, mes parents sont tous les deux nés à Rio et, en plus, mon nom de famille (Guanabara) est celui de la baie où se trouve le fameux Pain de Sucre, carte postale incontournable de Rio de Janeiro.
On connaît la MPB, tu fais de la MPopB !?
C¹est un terme que j¹ai inventé pour parler de mon répertoire et de mon style, en tant que chanteuse. Une musique brésilienne ouverte qui peut prendre une couleur pop, un peu funk, un peu blues, un peu jazz. Cela me plaît d¹attaquer un xote de Luiz Gonzaga par une intro blues/rock ; il (le xote) devient encore plus savoureux comme ça !

"L'amour est à l'honneur..."?
L¹amour, j¹adore ! Sous toutes ses formes. Etre amoureuse (de quelqu'un, d¹une idée, d'un son, d'une image, d¹une situation) me nourrit, m'épanouit, me rend heureuse. Ainsi qu¹être aimée, évidemment. Donc, je chante l'amour avec beaucoup de plaisir.

Parles-nous de Noel Rosa, entre autres...
Auteur et compositeur exceptionnel, Noël Rosa (1910 ­1937) nous a laissé un vaste répertoire de sambas, dont plusieurs chefs-d'oeuvre. Ses textes, d'une simplicité poignante et d'un humour fin, racontent les misères et les joies des gens du peuple, les moeurs de son époque, le mythique quartier de Vila Isabel, un des plus « musicaux » de Rio, où Noël est né et a passé la plus grande partie de sa courte existence. Sa musique, plusieurs fois touchée par la grâce et la beauté, est moderne.

Tu parles de la samba comme "moyen d'expression privilégié"...
Privilégié parce que le samba (au Brésil le mot est masculin) a un pouvoir de séduction d'une rare intensité. C'est un rythme à la fois simple et complexe, d¹une sensualité contagieuse, et qui a conquis une bonne partie de la planète.

Parles-nous de Brazoul...
Brazoul est né de la rencontre entre Pierre-Jean Gidon, musicien français amoureux de bossa nova, et moi. Il a créé la musique et les arrangements, j'ai fait les paroles et j'ai chanté tous les morceaux. « Anjo Azul », album sorti au Japon en octobre 2004 par le label Happiness Records , est le fruit de notre collaboration. Ce sont des bossas et de la pop aux mélodies lumineuses, qui parlent d'émotions( avec l'amour à l'honneur, bien entendu), du plaisir de la rencontre et du partage, de chaleur et de mer, de nature exubérante, de spiritualité, de féminité. Cet album, dont vous pouvez entendre quelques extraits ici, peut être acheté par le site internet du label happiness-records.com

Pourquoi es-tu venue en france ?
Par amour.

Qu'aimes tu le moins et que préfères-tu de Paris ?
J'adore la Tour Eiffel et je déteste ne pas pouvoir aller à la plage quand ça chauffe.
Paris Plage n'est pas Ipanema et c'est très bien comme ça.
Ana Guanabara Ana Guanabara Ana Guanabara


Os the Darma Lovers - Laranjas de céu

Os the Darma Lovers - Laranjas de céu
Os the Darma Lovers
Laranjas de céu
Nacopajaz


Yang Zam et Nenung pourquoi deux brésiliens se font appelés par des prénoms tibétains ?
Parce que yang Zam c’est mon prénom de refuge et de pratique dans le bouddhisme tibétain, ce prénom reçu de notre professeur de méditation, me permet de prendre de la distance avec la scène et de me protéger, de créer une distance entre moi et les personnages que je dois joués, cela m’aide à ne pas tomber dans les illusions et de rester plus réaliste et aussi pour la plus simple raison de marketing, yang Zam s’associe beaucoup mieux à notre groupe Os the Darma Lovers que mon prénom de naissance.
Cette conversion au bouddhisme tibétain a-t-elle influencé la genèse du O The Darma Lovers?
Deux ans après notre conversion au Bouddhisme en 1999, notre groupe a vu la lumière du jour, avant je jouait dans un groupe de Rock à Porto Alegre, et Yang Zang aussi de Porto de Alegre, était la productrice de notre groupe parmi d’autre qu’elle produisait. Ce groupe se défait, d’autant plus la proposition musicale très centré sur le rock ne m’intéressait plus, Yang Zang a aussi laissé tombée sa boîte de prod. Depuis 8 ans de vie commune…sur le chemin bouddhiste, jusqu’à ce jour on n’a jamais chanter ensemble, nous avons essayé de mettre en son nos deux voix, cela dégageait une harmonie qui nous a beaucoup plus musicalement, elles avaient une syntonie différente de ce qu’on connaissait déjà. A partir de ce moment, nous avons commencé à jouer et à composer ensemble et de fils en aiguille est apparu Le The Darma Lovers : Darma est associé au bouddhisme, mais c’est un enseignement antérieur au bouddhisme qui veut dire chemin interne alors on fait une rousse, Os the Darma lovers, le « Os » parce que nous sommes des Brésiliens, ‘The’ tout les noms des grands groups de musique (en tout modestie rires) commence comme ça : ( rires) the Clash, the beattles, the who… on commence déjà petit…
Brésil… quel est votre parcours musicale avez vous une formation musical academique?
Nenung non non, comme je disais avant j’ai joué pendant des années dans le groupe de rock dans ma ville à Porto Alegre, mon groupe s’appelait la « Barata Oriental » d’influences très punk rock : clash, the cure…le groupe n’allait plus avec mes recherches spirituels et musicales en ce moment je commençais à faire ses premières compos. Ses chansons ne parlaient pas de méditation, elles étaient plutôt fruits de la méditation : notre musique est le résultat d’une perception de notre réalité, de notre expérience interne, à partir de la méditation nous existons dans nos propres vies et nous voyons plus profondément tout ce qu’est au tour. Cette expérience et tout ça , on mélange à nos influence rock rool, folk, punk, de mutantes, musique pop, musique brésilienne….. et ça donne notre son.
Parlons-en de la discographie des Os The Darma Lovers...
En 1999 sans aucune prétention nous avons enregistré cinq morceaux voix et guitare, ce qu’on appelle des ‘demo’ au Brésil, alors une de ces musiques demo est arrivé dans une radio de Porto Alegre que s’appelle Ipanema super radio avec une programmation très bonne qualité. Là on apperçu que les gens voulait écouter ce qu’on avait à dire, parce que je trouve que les choses arrivent quand on a une connexion avec tout le monde.. En 2000 on sort notre premier disque ‘Os The Darma Lovers’ en suite en 2002 nous avons lancé le « Bàsico » qui est plus éléctronique plus expérimental qui diffère du premier qui est complètement acoustique.
Nenung intervient : là lorsque de la sortie de ce disque j’ai eu un appel de mon maître spirituel qui m’a invité à faire un retrait spiritual soit disant laisser tout tombé et entrer en méditation au Tibet pendant 3 ans, je l’ai fait, pendant ce recueil mon maître est décédé alors j’y suis resté deux ans. Donc entre 2002 et 2004 nos avons resté complètement haut….
Mais vous avez eu quand même deux disques qui pourraient être travaillé dans le médias...Sachant que le moment de mon départ nous étions en pleine ascension musicale au Brésil. Lorsque de mon retour en 2004 on a enregistré « Laranjas do Céu » sortie 2005 au Brésil et sortie en France fin mai 2008 avec des inédites et plus 3 musiques des disques antérieurs qui sont les résultats de nos premières années de vies.
Pop folk organique ?
Ça ce sont des personnes essayant de chercher un terme plausible pour définir le son qui nous faisons, même pour la musique brésilienne nous sommes difficile d’être classés. La vérité ce que nous sommes organiques, nous avons une touche folk, rock, pop et de ‘musica brasileira’ et c’est comme ça avant que le Zen Rock ne s’établisse pas comme tel, il aura une recherche pour nous définir, pour nous caser.

http://www.myspace.com/darmalovers
Os the Darma Lovers - Laranjas de céu Os the Darma Lovers - Laranjas de céu Os the Darma Lovers - Laranjas de céu Os the Darma Lovers - Laranjas de céu