Disques brésiliens



O SONHO

O SONHO
O Sonho, rêves d’ailleurs vus d’ici
[10 titres, mai 2017]
Après deux cds de reprises, le troisième album de Pica Pao est une nouvelle étape regroupant 10 créations originales de ces artistes réunis autour de l’amour de la musique populaire brésilienne.
Mais derrière les rythmiques latines de l’album O Sonho se cachent les errances, les réflexions et les interrogations du groupe. Paradoxo do Brasil souligne ainsi les inégalités criantes de la société brésilienne, tandis que Romana Baiana évoque le désir d’enfant inassouvi. Mais si tout n’est pas rose, le bonheur fait bien sûr partie de ce nouvel opus avec des titres comme Ano novo qui chante l’espoir, ou Eu Quero qui incite à profiter de la vie.
Composé à cinq voix et cinq sensibilités, O Sonho conjugue ainsi les influences de chacun, de la pop au jazz en passant bien sûr par la musique populaire brésilienne, dans un joyeux mélange musical propice au voyage. E

www.picapao37


VITTO MEIRELLES « VEM REI »

VITTO MEIRELLES « VEM REI »
VITTO MEIRELLES
« VEM REI »
SORTIE 28 AVRIL 2017
LABEL 10H10
DISTRIBUTION SONY MUSIC ENTERTAINMENT
PRÉSENTATION
On l’avait quitté sur une note plutôt classique, intimiste voire minimaliste avec l’album « Noite ». Le carioca Vitto Meirelles marque son retour avec « Vem Rei » aux sonorités plus colorées et chaleureuses.

Auteur, compositeur et interprète, le brésilien crée chacune de ses chansons et sait s’entourer des meilleurs pour les magnifier. L’album s’est d’ailleurs tissé au fil des rencontres musicales de l’artiste, que ce soit au Brésil ou ailleurs. On y croise notamment Gilberto Gil et Agnès Jaoui au chant, Vincent Segal au violoncelle, Arto Lindsay ou Sébastien Martel à la guitare…

Et le résultat est là ! « Vem Rei » est un album dont la douceur de la voie de Vitto Meirelles et des arrangements contrastent avec le rythme des 13 titres. Parmi ceux-ci, la chanson « Reggae do João », en hommage au grand maître de la bossa nova João Gilberto. Autre légende brésilienne, Gilberto Gil vient apporter sa voix à ce morceau tout en rythme qui contraste avec la douceur de « E Babilonia », qui relate la vie des indiens, le métissage et la transformation de la civilisation Brésilienne.

« Vem Rei », morceau éponyme de l’album a été composé le jour de la mort de Mickaël Jackson. Plus qu’un hommage, il s’agit de la vision de Vitto Meirelles sur la vie d’artiste.

« Notre vie », seul titre en français, chanté en duo avec Agnès Jaoui et accompagné à la guitare par l’américain Arto Lyndsay apporte une note mélancolique à l’album.
Enfin, la chanson « Dias e dias » prend sa source dans la phrase de Rimbaud « Je est un autre » sublimée par le violoncelliste Vincent Segal.

Au total, 13 titres inspirés de la vie quotidienne mais également de la situation sociale et politique actuelles du Brésil qui s’enchainent sur des sonorités rock, pop, jazzy, reggae et samba.

Vitto Meirelles le dit lui-même : ses paroles sont énigmatiques et sincères. Quant aux arrangements, il les voit comme un tableau, une association de couleurs, de traits, de formes et d’angles.
On trouve donc dans cet album un joli croisement entre les rythmes, les mélodies et les mots. Un univers pluriel sans frontière entre les styles et les générations.


CATIA WERNECK « JONGANDO »

CATIA WERNECK « JONGANDO »
SORTIE 14 AVRIL 2017
LABEL 10h10
DISTRIBUTION SONY MUSIC ENTERTAINMENT


CATIA WERNECK CHANT
MUNIR HOSSN GUITARES, BASSE, ARRANGEMENTS
DAMIAN NUEVA CONTREBASSE
ADRIANO TENERIO PERCUSSIONS
ZE LUIS NASCIMENTO PERCUSSIONS


"A l’heure où la plupart des chanteuses se croient obligées d’inclure une bossa dans leur répertoire en cherchant en vain la Saudade sur leur partition, ça fait du bien d’entendre une vraie chanteuse brésilienne."
Jazz Magazine

Un album de Catia Werneck, c’est toujours un melting pot de rythmes, d’influences diverses, de rencontres internationales, un mélange des genres qui n’appartient qu’à elle et qui en fait son originalité !

On l’avait quittée en 2014 avec « Tudo Bem », un album arpentant les sentiers du jazz et de la bossa nova. Avec son nouvel opus, « Jongando », la plus internationale des brésiliennes explore de nouveaux territoires et rend hommage au Jongo, cette musique traditionnelle brésilienne considérée comme la « grand-mère » de la samba. Caractérisée par ses polyrythmies et ses percussions entrainantes, elle a notamment influencé par ses rythmes répétitifs le Funk Carioca, aujourd’hui musique la plus écoutée au Brésil.

« Jongando » est également le fruit d’une rencontre décisive entre Catia Werneck et le bassiste, guitariste et arrangeur Munir Hossn.
Si Catia a entièrement écrit les textes, elle a composé les musiques avec Munir Hossn, qui en a travaillé les arrangements. En ressortent 10 titres rythmés et percutants alliant tradition (« Rosario », « Viva eles ») et modernité (« Opçao de vida », « Carta do Ze »), mais toujours très inspirés par le Jongo et la culture afro-brésilienne. Son adaptation des « Cœurs tendres » de Jacques Brel, ainsi que son amour pour son pays dans « 30 anos » viennent ajouter à l’album une touche aussi mélancolique qu’émouvante.

Entourée de musiciens hors pairs (Munir Hossn aux guitares et à la basse, Damien Nueva à la contrebasse, Ze Luis Nascimento et Adriano Tenerio aux percussions), Catia délivre de sa voix suave et envoûtante des textes sur l’amour, la transmission, la nostalgie, le retour aux sources…

https://www.youtube.com/watch?v=YVAUd-xcDAo


JULIANA OLM - INFINITE RABBITS

 JULIANA OLM - INFINITE RABBITS
C’est un projet électro et acoustique en plusieurs langues, plusieurs styles. une production qui réunit des artistes du monde entier. Vous pouvez le telecharcher gratuitement. si vous voulez nous soutenir, vous pouvez donner ce que vous voulez. tous le fonds recueillis vont nous aider à continuer le projet.

https://infiniterabbits.bandcamp.com/releases


EU TAMBÉM - Fernando Del Papa

EU TAMBÉM - Fernando Del Papa
EU TAMBÉM

«J’ai voulu faire un disque avec des chansons imprégnées de mon histoire, de mon parcours ».
C’est la simplicité de cet objectif qui donne toute l’originalité du premier album solo de Fernando DelPapa. « Eu Também », (« Moi aussi »), est un voyage à travers des paysages familiers et néanmoins inconnus car dépeints dans un langage nouveau, avec un accent particulier.
En douze morceaux, paroles et musique de lui sauf deux, Fernando DelPapa compose un univers très personnel, qui puise dans ce que la musique brésilienne a de plus traditionnel. Mais s’il préserve l’essence de ses sources, Fernando DelPapa n’hésite pas à en distordre la grammaire : ainsi la réécriture façon Ry Cooder dans Paris, Texas, du rythme binaire et plutôt enjoué du baião sur Couro Cru. L’analogie n’est pas gratuite, le désert texan est l’alter ego du sertão nordestin, berceau du baião.
Fernando DelPapa navigue depuis des années avec son Orquestra do Fubá, dans l’univers nordestin, présent ici également dans Olho Mágico, sorte d’embolada ; néanmoins il est d’abord et avant tout un sambiste de la génération pagode, dernière modalité d’un genre qui ne cesse de se réinventer depuis sa création au début du XXè siècle. La filiation avec les grands maîtres du genre est d’ailleurs claire : Paulinho da Viola qui inspire la chanson O Mar ; l’âme d’Almir Guineto et son rythme de pagode qui plane sur tout le disque, Chico Buarque et son goût des mots qui chantent à qui l’on pense, par exemple, dans Quebra Cabeça, Nelson Cavaquinho qui fait écho à la voix fragile et nostalgique de Fernando DelPapa, la gouaille de João Nogueira dans les intonations…
Mais « Eu Também » est surtout l’œuvre d’un artiste immergé dans un présent où la musique ignore les frontières, les barrières. Le compositeur sait emmener sa musique brésilienne vers d’autres rives, métisser une samba de rap dans Super Teimosia, imprimer une sonorité africaine aux guitares de Meu Barraco, faire flirter une modinha romantique avec un huapango mexicain dans Palafitas, rappeler par un titre Si Muove la parenté italienne de tout bon pauliste… Et c’est bien parce qu’il vient de São Paulo, mégalopole brésilienne sans tradition musicale propre, que Fernando DelPapa les a toutes, sans contraintes, libre de tout sectarisme.
La liberté de création qu’il s’octroie alors trouve tout son sens dans son talent de parolier et de mélodiste.

http://www.fernandocavaco.com/